Chaque année, c’est le même scénario. Les températures baissent, les nuits rallongent, et soudainement des bruits suspects se font entendre dans les murs ou sous l’évier. En automne, les souris quittent les jardins et les espaces extérieurs pour chercher chaleur et nourriture à l’intérieur des habitations. Ce phénomène touche aussi bien les maisons avec jardin que les appartements, à Bruxelles comme dans toute la zone du Brabant wallon et du Brabant flamand. Comprendre pourquoi elles entrent, reconnaître les signes de leur présence et savoir quoi faire sont les trois réflexes essentiels à adopter.
Pourquoi l’automne est la saison critique pour les souris
La souris commune, ou Mus musculus, est un animal opportuniste et extrêmement adaptable. En été, elle trouve facilement de quoi se nourrir et s’abriter dehors. Mais dès que le mercure descend, elle cherche un refuge chaud et un accès régulier à la nourriture. Votre maison coche toutes ces cases.
Plusieurs facteurs propres à l’automne favorisent cette migration vers l’intérieur :
- La baisse des températures extérieures rend les abris naturels (tas de bois, compost, végétation dense) moins confortables et moins protecteurs.
- Les récoltes de jardins potagers terminent, réduisant les sources de nourriture en extérieur.
- Les feuilles mortes qui s’accumulent contre les murs ou les soupiraux créent des corridors discrets qui facilitent l’accès aux bâtiments.
- Les travaux de terrassement ou d’élagage dans le voisinage peuvent déranger des colonies entières et les pousser à se déplacer.
En milieu urbain dense comme Bruxelles, les anciens réseaux d’égouts, les caves communicantes entre immeubles et les nombreux espaces entre murs et planchers offrent aux souris des autoroutes invisibles pour circuler d’un bâtiment à l’autre.
Par où entrent-elles concrètement ?
C’est souvent la question qui surprend le plus : une souris peut se faufiler par un orifice grand comme une pièce de monnaie. Elle n’a pas besoin d’une porte grande ouverte pour s’inviter chez vous. Les points d’entrée les plus fréquents sont :
- Les fissures dans les fondations ou dans les murs extérieurs, même minuscules.
- Les soupiraux de cave sans grillage ou avec une maille trop large.
- Les passages de tuyauterie et de câbles qui traversent les murs, souvent mal calfeutrés.
- Les espaces sous les portes extérieures, surtout celles des garages ou des remises.
- Les joints d’étanchéité usés autour des fenêtres de cave ou des portes de service.
- Les gaines de ventilation et d’extraction, lorsqu’elles ne sont pas protégées par une grille adaptée.
Dans les maisons avec jardin, les tas de bois entreposés contre la façade ou les bacs à compost non sécurisés sont également des points d’entrée indirects : ils servent de première étape avant que l’animal ne cherche à pénétrer dans le bâtiment.
Les signes qui ne trompent pas
Une infestation de souris reste souvent discrète au début. Les animaux sont nocturnes et méfiants. Pourtant, plusieurs indices trahissent leur présence :
- Des crottes : de petites déjections noires et allongées, souvent retrouvées sous l’évier, derrière les appareils électroménagers ou dans les placards de cuisine.
- Des bruits la nuit : grattements, trottinements ou couinements dans les murs, le plafond ou sous le plancher.
- Des traces de grignotage : sur des sacs de farine, des paquets de céréales, des câbles électriques ou même des matériaux d’isolation comme la frigolite.
- Une odeur caractéristique : musquée et persistante, surtout dans les espaces confinés comme une cave ou un vide sanitaire.
- Des nids : fabriqués à partir de papier, tissu, isolant ou tout autre matériau doux, généralement cachés dans des recoins sombres.
Si vous observez un ou plusieurs de ces signes, agir rapidement est essentiel. Une femelle souris peut mettre bas plusieurs fois par an, et une colonie peut croître très vite si elle n’est pas contrôlée dès les premiers signaux.
Ce que vous pouvez faire vous-même pour prévenir
La prévention reste votre meilleure alliée. Avant même qu’une souris ne franchisse le seuil, plusieurs mesures simples permettent de réduire considérablement le risque d’infestation.
Sécuriser les accès
- Inspectez le pourtour de votre maison à la recherche de fissures et colmatez-les avec du mortier, du mastic ou de la laine d’acier (qu’une souris ne peut pas ronger).
- Posez des grillages à maille fine sur les soupiraux et les ouvertures de ventilation.
- Vérifiez les joints sous les portes extérieures et remplacez-les si nécessaire.
- Calfeutrez les passages de tuyauterie avec un produit adapté.
Supprimer les sources d’attraction
- Rangez les denrées alimentaires dans des contenants hermétiques en verre ou en métal.
- Ne laissez pas traîner de nourriture pour animaux domestiques la nuit.
- Éloignez les tas de bois et les bacs à compost des murs de la maison.
- Évitez d’entreposer des cartons ou du papier dans des endroits peu fréquentés : ils constituent un matériau de nidification idéal.
- Gardez la cave et le garage rangés et dégagés pour réduire les cachettes potentielles.
Jardin et abords
- Taillez la végétation contre les murs et évitez que des arbustes touffus ne servent de refuge à proximité immédiate du bâtiment.
- Ramassez régulièrement les feuilles mortes accumulées contre les fondations.
- Si vous avez des poules ou d’autres animaux de basse-cour, sécurisez leur nourriture dans des contenants fermés.
Quand faut-il appeler un professionnel ?
Les pièges du commerce et les répulsifs en vente libre peuvent parfois suffire à gérer un animal isolé qui s’est égaré. Mais dans la plupart des cas d’infestation réelle, ces solutions ne règlent pas le problème en profondeur. Elles éliminent quelques individus sans s’attaquer à la colonie ni aux points d’entrée.
Il est temps de faire appel à un professionnel dans les situations suivantes :
- Vous observez des signes de présence dans plusieurs pièces ou sur plusieurs niveaux du bâtiment.
- Les pièges posés restent sans résultat après quelques jours.
- Vous entendez des bruits répétés la nuit malgré vos premières actions.
- Des câbles électriques ou des conduites ont été rongés, ce qui représente un risque réel d’incendie ou de dégât des eaux.
- Vous vivez en appartement ou en copropriété : dans ce cas, le problème peut venir des parties communes ou des murs mitoyens, et une intervention coordonnée est nécessaire.
Un technicien spécialisé effectuera d’abord une inspection complète pour localiser les passages, évaluer l’ampleur de la présence et identifier les points d’entrée. Il mettra ensuite en place un traitement adapté et des mesures de prévention durables, y compris le colmatage des accès identifiés.
Pour en savoir plus sur la méthode d’intervention professionnelle, consultez notre article sur l’élimination des rongeurs à Bruxelles en deux étapes. Et si vous vous demandez si l’animal que vous avez aperçu est une souris ou un rat, notre article souris et rats : quelle est la différence ? vous aidera à faire la distinction, ce qui n’est pas anodin car les comportements et les solutions diffèrent.
Agir vite, c’est agir moins
L’automne est la période où une intervention précoce fait toute la différence. Une souris seule peut devenir une colonie en quelques semaines. Prendre les précautions nécessaires dès les premiers frimas, inspecter les points d’accès de votre habitation et réagir au moindre signe suspect vous évitera bien des complications.
Si vous avez le moindre doute, Nuisibles-Out intervient 7j/7 à Bruxelles, dans le Brabant wallon et le Brabant flamand. Une inspection rapide vaut mieux qu’une infestation installée. Contactez-nous via la page dératisation souris pour un premier diagnostic.

